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En 394 après JC, les jeux olympiques de l’ère antique se referment. L’empereur Théodose Premier du nom en a décidé ainsi. Il faudra patienter 1602 années pour que la flamme brûle de nouveau. Et ce, grâce à un seul homme, La Baron Pierre de Coubertin.

INTRODUCTION

L’idée lui est venue dès 1892. Le jeune aristocrate s’émerveille devant la beauté du sport et rêve de voir le monde se défier sur quelques disciplines. Il propose son projet publiquement à la Sorbonne, devant un joli parterre de nobles. L’accueil est glacial.

Que cela ne tienne, il va se battre pour son idée. Elle est excellente, il le sait. Malheureusement, on lui répond souvent la même chose « trop vaste, trop ambitieux ». Seules la Jamaique, la Suède, la Nouvelle Zélande veulent participer à l’événement. Pour ce dernier, il faudra effectuer un interminable voyage car le pays se trouve proche de l’Australie. Ce choix n’emballe pas vraiment Coubertin. Mais bon, il le respecte.

Un congrès se tiendra de nouveau à la Sorbonne le 16 juin 1894. Le gratin mondial est présent. Nul doute qu’après sa présentation, il saura. Il met tous les atouts de son côté en faisant entendre un hymne planant. La salle semble conquise. La cause n’est peut être pas encore perdue. Il s’engage dans un interminable discours. Tout le monde boit ses paroles. Il a gagné.

Une semaine plus tard, ce même congrès signe à l’unanimité l’organisation des futurs jeux olympiques. Coubertin est fier, heureux. Il n’a que 31 ans.

Il ne faut pourtant pas traîner, car le Baron a déjà planifié l’année de la première édition : 1886. Le lieu est plus que symbolique, Athènes, en Grèce.

Ainsi 2670 ans après leurs créations, les jeux olympiques vont renaître de leurs cendres.

ATHENES 1896 (du 4 au 15 avril)

Emotions. L’hymne composé par Spiro Samara retentit dans le stade. 50 000 spectateurs sont présents. Pierre de Coubertin sied dans la tribune d’honneur, fier, près du roi Georges 1er. Le français est ému lorsque il prononce la phrase désormais célèbre, pour la première fois : « je proclame l’ouverture des premiers J.O. internationaux d’Athènes ».

Le rêve va pouvoir se réaliser.

L’histoire retiendra que le premier champion de l’ère moderne se nomme James Connolly, vainqueur au triple saut. Pour la petite histoire, ce même homme obtiendra beaucoup plus tard le prix Pullitzer. Comme chaque lauréat, il sera coiffé d’une couronne de lauriers.

On courra le 100 m en 12’, et bien entendu, tradition oblige, la dernière épreuve fut le marathon.

Même si ces jeux furent imparfaits, car les premiers, et organisés très rapidement, ce fut une grande réussite.

Il est à noter que les grecs souhaitaient organiser tous les jeux olympiques. Coubertin a déjà tranché, la prochaine destination sera Paris, dans quatre ans. Il y travaille déjà.

PARIS 1900 (14 mai au 28 octobre)

Première différence : la date. Auparavant organisées en avril, les épreuves se dérouleront cette fois de mai à octobre. Il faut savoir que les autorités Françaises se moquent éperdument de ces Jeux et que devoir s’en occuper relève de la corvée. Coubertin fait des pieds et des mains pour défendre son projet.

Les journaux, eux, n’ont aucun doute quant à leur succès. L’un prête le vélodrome du parc des princes pour l’occasion. « le petit journal » payera tous les frais de la natation.

L’ambiance est épouvantable dans la commission d’organisation car il n’en ressort aucune motivation. Le Baron le sent bien, ses chers jeux sont en danger. Il faut réagir. Vite.

Dans un bordel général, il décide d’organiser l’athlétisme en juillet et le reste jusqu’en octobre. Epouvantable. Ainsi Emile Loubet, président à l’époque, vient prononcer le discours, en juillet, dans un stade pas terminé et désert. Coubertin pensait faire un cadeau à son pays, c’est une trahison.

Et puis les tuiles s’accumulent, hors de question de faire du sport le 14 juillet, ni le lendemain qui est un dimanche.

Les « jeux fantômes » de Paris se terminent enfin. Pierre est vannée, écoeuré. Mais ses jeux sont sauvés. Rendez vous à Saint Louis en 1904.

SAINT LOUIS 1904 (1er juillet au 29 octobre)

Pour la première fois, les jeux se déroulent aux états unis. Très peu pratique pour l’époque, car les trajets s’avéraient interminables, pour les européens surtout, plus nombreux à participer. 11 jours de bateau puis 40 heures de train.

Comme la dernière édition, ils se dérouleront sur quatre mois. Très difficile pour fidéliser les spectateurs. Enfin, c’est toujours mieux que rien. Et surtout il faut faire oublier les pauvres jeux de Paris. Il en va de l’avenir de l’épreuve.

Pourquoi les USA ? Parce qu’au nom d’un chantage, le pays désirait organiser une compétition dissidente si on leur refusait ceux de 1904. Et la commission leur donna, lâchement. Le dieu Dollar fait déjà son apparition. Le même procédé sera reprit pour les jeux de 1996. Ceux de Coca Cola. Mais nous y reviendrons.

Coubertin ne se déplacera pas, il croit même saborder son rêve brisé. La presse française boude totalement la compétition. Les jeux olympiques ont semble-t-il vécu. Trois éditions auront eu raison de sa survie.

Ces jeux n’auront laissé aucune trace dans l’histoire. Les américains, trois fois plus nombreux que les autres nations (seulement dix) raflent tout. Dans tous les livres relatant cette période, que j’ai consulté, on parle de « zoo ». Affligeant. Les américains sont les plus forts. Ils ont triomphé chez eux.

Coubertin ne sait plus quoi faire. Ses jeux sont des échecs. Faut-il continuer ?

En 1906, à Athènes, ont lieu les jeux « des dix ans ». La France y participe, et l’ambiance y est bonne. On ira à Londres, dans deux ans. Dernier essai.

LONDRES 1908 (27 avril au 29 octobre)

La ville va profiter de cet événement pour organiser en même temps l’exposition universelle. A la différence de Paris, ils sont très motivés et veulent que ces jeux soient une grande réussite. En France, on s’en moque toujours. Il faut reconnaître que le pays se passionne pour une nouvelle épreuve : le Tour de France à Vélo, créée cinq ans avant. Ainsi les journaux sportifs ne parleront pas de la longue compétition.

Coubertin est boudé par son propre pays. Par contre, on le prend en charge dès son arrivée à Londres. Les responsables ont mis les bouchées doubles, avec pour joyau ce stade de 70 000 places édifié en seulement dix mois.

Le Baron jubile, enfin on le comprend, il croit en ces jeux. Et aux suivants !

Innovation : chaque nation défile derrière son drapeau. Les femmes ont le droit de courir mais pas pour des médailles, juste des diplômes. Et ironie pour des jeux d’été, des sports de glace sont ajoutés.

Chaque jour, il y a foule, et la population se passionne pour ces épreuves. Coubertin est heureux et enfin fier.

La première star se nomme Mel Sheppard qui remporte 3 médailles (800 m, 1500 m, relais)

Prochaine destination : Stockholm.

STOCKHOLM (1912) (5 mai au 22 juillet)

Le climat mondial est mauvais. On sent que quelque chose se prépare. Quelque chose de grave. Aussi, un grand bijou de la technologie, le « titanic » vient de sombrer.

Les autorités françaises ne croient toujours pas aux J.O. et oublient de débloquer la somme allouée à la délégation nationale pour le voyage. Heureusement, un homme riche mettra la main à la poche. Coubertin est néanmoins atterré, brisé, devant tant d’incompréhensions.

Côté sport, les épreuves se déroulent sur trois mois. Les suédois, en outre, ont très bien fait les choses, à tel point que le Baron semble ému par tant de beauté et de travail.

Jamais il n’y a eu aucun de participants : 2540 répartis en 28 équipes.

Les épreuves peuvent avoir lieu ! Un haiwaien gagne en natation.

La France a son héros en la personne de Jean Bouin, même battu par Kolehmainen, star locale, il a offert l’un des premiers « match » célèbre de l’histoire de l’athlétisme. Naturellement, au fil des jeux, il y en aura beaucoup d’autres.

Et puis un indien Thorpe triomphe en pentathlon et décathlon. Il paraît intouchable. Le roi le félicite personnellement. L’histoire retiendra que 6 mois plus tard, il sera disqualifié et radié car il avait joué quelques années avant au basket afin de se faire un peu d’argent pour vivre. Le merveilleux athlète ne méritait sûrement pas ça. Il sombrera dans la misère la plus complète et sur son lit de mort, réclamera ses médailles enlevées.

Plus rien ne peut arrêter les JO. Rendez vous à Berlin.

ANVERS 1920 (20 avril au 12 septembre)

Berlin ne verra pas les jeux. Le monde est devenu fou, et a assassiné la colombe. La première guerre mondiale a eu lieu et l’Europe ressemble à une vaste poubelle, pleine de ruines.

Sitôt le conflit mondial terminé, Coubertin a tenu à ce que les JO perdurent et reviennent 8 ans après. Parmi les problèmes : ou organiser une telle épreuve alors qu’il n’y a plus d’argent nulle part. Et surtout qui va s’en occuper. Le monde a du mal à se réveiller, il a la gueule de bois. La vie doit continuer. Il faut tout reconstruire.

Anvers a été choisi mais les moyens sont dérisoires. Qu’importe, il faut qu’ils aient lieu. Paris ne voit pas ça de cet œil, « cette organisation nous revient de droit » étant donné les dommages subis.

Coubertin ne pliera pas, ce sera Anvers. Pour la première fois, on hisse le drapeau olympique tout en haut d’un mat, et un athlète prononcera le fameux serment olympique. Naturellement, l’Allemagne est absente.

Avec peu de moyen, avec l’ombre de millions de fantômes, ces jeux ont lieu. Il le fallait.

Heureusement. Car le peuple belge et mondial va découvrir un géant du sport, un monument de l’athlétisme : paavo Nurmi. L’invincible finlandais. La France peut se vanter d’avoir aussi son champion Joseph Guillemot. Par trois fois ils se rencontreront sur la piste, Joseph gagnera par une fois et Nurmi les deux autres. Chaque fois, il s’agissait d’un véritable duel et l’autre ne craquait que dans la dernière ligne droite. Mais ils sont encore jeunes, et on reparlera d’eux dans les années suivantes.

Les jeux d’Anvers se terminent. Le peuple pendant quelques mois, a pu s’évader un peu. Même fait avec « deux francs, six sous » ils furent un succès. Et Coubertin comprit que les jeux olympiques repartaient de plus belle.

Destination, une nouvelle fois Paris.

PARIS 1924 (3 mai au 27 juillet)

Pour la première fois, il n’y eut aucune élection pour choisir la ville. Elle revenait de droit à Paris et on lui donna volontiers. Coubertin a conservé de très mauvais souvenir de l’édition de 1900 et souhaite que ses compatriotes organisent enfin de vrais jeux.

Cette fois encore, l’Allemagne n’est pas conviée. De toute façon, le pays est ruiné, endetté. Un petit peintre en bâtiment gravit petit à petit les marches vers la gloire. Pour l’instant, personne ne fait attention à lui. Quelle grave erreur !

Sportivement, Paris n’a pas les moyens de créer une grande fête. 6 ans après la guerre, les blessures sont encore béantes. Il y a surtout des choses beaucoup plus importantes que ces foutus jeux olympiques.

Le baron, la soixantaine œuvre pour qu’ils soient un succès. Ce fut le cas car les artistes, des hommes politiques, des sportifs mirent la main à la poche pour que la France revive et montre un beau visage.

On retape les vieux quartiers pour faire du neuf. La ville n’a pas les moyens de se payer d’excès. Qu’importe cette fois-ci, le cœur y est et ça se voit.

Ce sont 45 nations qui défileront dans le stade de Colombes. Pourtant, le climat semble malsain. Les américains sont sifflés lors d’un match de rugby. Honteux !

Et puis un homme a réconcilier le monde : Paavo Nurmi. Encore et encore, la statue finlandaise a triomphé. Cinq fois cette fois. Agé de 27 ans, personne ne semble pouvoir le battre.

Et puis un jeune nageur américain triomphe, son nom ? Johnny Weissmuller. Qui deviendra dix ans plus tard, le mythique interprète de « tarzan ».

Paris tire sa révérence en effaçant le mauvais souvenir de 1900. Cette fois, les français furent professionnels, agréables et concernés. Coubertin jubile.

Mais déjà son regard se tourne vers Amsterdam, le nouveau rendez vous.

AMSTERDAM 1928( 28 juillet au 12 août)

Gros malaise. L’Allemagne revient aux jeux olympiques. L’Europe, le monde n’a pas oublié. Et puis des incidents diplomatiques entre la France et la Hollande. Les « bleus » ne défileront pas. Ce qui est très mal reçu.

Ces 9ème jeux réunissent 46 pays et 2970 participants. Et puis, Coubertin tire sa révérence. Malade, et âgé, il préfère partir fier de son travail, de son rêve. Il fera d’ailleurs un très bon discours, touchant, et souhaitera que les JO perdurent pour toujours. Il est à noter qu'il n'a jamais prononcé cette célèbre phrase qu'on lui attribut "l'important est de participer !". C'est un leurre.

La France se découvre un nouveau crack en la personne de Ladoumègue. Toujours en athlétisme. Et puis Nurmi, toujours Nurmi. A trente ans passé, triomphe encore dans le 10 000 mètres. Au total sur les trois jeux il aura gagné 9 médailles d’or et 3 d’argent. Nul doute qu’avec la télévision, il aurait eu une toute autre destiné et renommé, tel Zatopek ou Morcelli et Coe. Reste qu’en Finlande, il fait toujours figure d’un dieu vivant.

Weissmuler gagne encore. On franchit 4,20 mètres à la perche. Et puis, à 42 ans, Lucien Gaudin gagne enfin en escrime.

Les portes se referment. Los Angelès ouvrent en grand ses bras pour accueillir les sportifs et surtout pour faire oublier les pauvres jeux de Saint Louis de 1904.

LOS ANGELES 1932 (31 juillet au 7 aout)

Voici les jeux les plus courts, une semaine ! C’est dans un climat très tendu que s’ouvre les jeux de Los Angeles. Il faut dire que le petit peintre est devenu grand. Maintenant, certains approuvent de grandes peurs. D’autres, toujours optimistes, ne voient pas le danger et pense qu’il n’y a pas lieu de s’inquiéter. Les bras commencent à se lever dangereusement. Les juifs ont peur mais personne ne les écoute.

Ce sont les Xème jeux Olympiques. Fait important, Coubertin, toujours malade et retiré, n’est plus là dans les tribunes. Baillet-Latour est son successeur.

Les américains eurent énormément de mal à organiser cet événement car depuis les derniers jeux, la crise de 1929 à Wall Street a ruiné le pays. A chaque coin de rue, un chômeur.

Mais à force de persévérance, ils ont réussi. Tout est prêt.

Le Memorial Coliseum, stade de 105 000 places, est le centre d’intérêt de la cérémonie d’ouverture. Tout a été vu en grand : 150 chanteurs, 300 musiciens, 3000 figurants. Vu le climat actuel, les anglais, français, et allemands sont espacés lors du défilé.

Dans les tribunes, une légende : Nurmi, le champion finlandais retraité. En fait, on lui a refusé de se présenter dans ces jeux pour raisons de cachets pour certaines courses hors jeux. C’est interdit. En France, le pauvre Ladoumègue est radié pour la même raison, il est le meilleur au monde et ne peut plus courir. On en plaisante pas avec l’amateurisme et le professionnalisme. Cela nous ferait beaucoup rire maintenant.

Sinon que dire de ces jeux « express » ? Pour la première fois, on chronomètre au centième près. Les fleurettistes français gagne après 17 heures de tournoi. Les Etats-Unis gagnent énormément de médailles, mais leurs jeux restent excellent quoique courts, malheureusement le monde a les yeux ailleurs.

Vers Berlin, la ville ou les attend le petit peintre.

BERLIN 1936 (1er au 16 aout)

Ce sont sûrement les jeux les plus célèbres. Car très fort en message, et parce qu’un petit athlète noir venu de nulle part, va devenir une grande star en gagnant 4 médailles d’or dans un climat épouvantable.

Jamais les jeux n’auraient dû avoir lieu à Berlin en 36. Jamais. Pourtant, ce fut le cas.

Le petit peintre est devenu grand, il se nomme Adolf Hitler. Au fil des ans, il se trouve à la tête de l’Allemagne avec des messages de haines, et de xénophobies.

C’est dans cette ambiance plombée mondialement, que se déroule les XIème jeux. Hitler trône dans sa tribune d’honneur, devant un peuple prêt à mourir, se sacrifier pour lui. Le monde a peur et se demande s’il faut se rendre à Berlin.

On parle de boycot. Les français hésitent à venir. Pour apaiser le climat, l’Allemagne assure que les juifs n’ont absolument rien à craindre et qu’ils seront reçus de la même façon que les autres athlètes.

Sur le bateau provenant des Etats-Unis, un homme : Jesse Owens. Il n’a pas les moyens de se payer de nouvelles chaussures, il va courir avec des vieilles. Car pour lui, ces jeux sont très fort et il veut réussir, lui le noir, lui le nègre

Avant de démarrer les jeux, le Baron de Coubertin, mourrant, envoi un très long discours plein de messages apparents, lu à tout le stade. Hitler jure que tout se passera bien.

Les jeux peuvent commencer.

La délégation française voulant bien faire, effectue le salut romain en tendant le bras droit devant Hitler, et naturellement ils sont aussitôt applaudis par une foule en délire. Ailleurs, ce geste est très très mal perçu. Le salut étant le même. La presse française se déchaîne contre ses sportifs. C’est la honte nationale.

Naturellement, le héros de cet événement sera Owens qui triomphera sur 100 m, 200 m, la longueur et le relais. Hitler ne le saluera jamais. Quel camouflet pour le dictateur ! Owens a du courage car un sportif noir à cette époque, n’est rien.

Sa carrière s’arrêtera là puisqu’il refusera de se rendre dès le lendemain courir une autre course au bout du monde. En fait, flairant le bon coup, ses entraîneurs l’avaient inscrit à dix courses dans les dix jours qui venaient, dans dix pays différent. Owens veut se reposer et profiter de ses quatre médailles. La fédération le radiera pour non respect de ses engagements. Ainsi la légende Owens prenait fin. Pourtant, il s’agit là d’un des meilleurs athlètes du siècle, comme le fut Carl Lewis. Dommage qu’il n’ait pu s’exprimer dans les jeux suivants.

Les sportifs allemands raflent tout et le Führer jubile. Nurmi, complètement oublié, sied dans les tribunes, avec les anonymes. La France remportera 7 titres.

Mais malheureusement, l’histoire ne retiendra que ces jeux furent ceux d’Hitler et du Nazisme. La suite allait leur donner raison.

Le 16 aout 1936, il est 21h. Les jeux sont terminés. Sous les yeux d’Hitler, on descend le drapeau olympique.

Il faudra attendre 12 ans pour le revoir flotter. La colombe va mourir une seconde fois. Il n’y aura jamais de Tokyo 1940.

LONDRES 1948 (29 juillet au 14 aout)

50 000 000 de morts. Tel fut plus ou moins les pertes humaines de la deuxième guerre mondiale. L’Europe est détruite. Pourtant, comme ce fut le cas par le passé, on fit appel à Londres. Car tout le monde se souvient des magnifiques jeux qu’avaient offert les anglais au monde entier.

Le baron de Coubertin nous a quitté le 02 Février 1937. Juste avant de voir l’innommable. Baillet-Latour, en 1942. C’est un suédois qui siège au comité olympique. Pendant tout le conflit, il se battra pour que les jeux olympiques revivent très rapidement. Naturellement, les nations ne prirent pas le temps de répondre à ses sollicitations. Pour leurs défenses, chaque pays est assez occupé. Mais à force de volonté, il va réussir à proposer une nouvelle édition dès les derniers coups de canon. On le prend pour un fou car aucun pays n’a de l’argent.

Lui avance le message de Coubertin. Les anneaux. Et tant bien que mal, on demande à Londres, détruite, d’organiser les jeux.

Quelle importance, ils faut absolument qu’ils aient lieu. C’est primordial pour l’avenir du Monde.

On sait déjà que L’Allemagne, l’URSS et le Japon ne seront pas confiés.

Il faut maintenant relever les manches et proposer un semblant de jeux. Même pauvres.

Dans le stade de Wembley, 58 nations participeront à l’épreuve. Les sportifs dorment sous des tentes, tristement. Ces jeux sont tristes mais ils existent.

Là encore, on va se passionner pour deux sportifs qui se défieront durant trois jeux olympiques : Emil Zatopek « la locomotive humaine » qui écrase tout sur son passage ; et notre champion Alain Mimoum, un coureur coriace qui ne s’avoue jamais vaincu. Le tchèque gagne sur 10 000, Alain est trop tendre. Ce n’est que partie remise.

Et puis on découvre Micheline Ostermeyer qui gagne au lancer du disque et au lancer du poids. Sa particularité ? Elle est titulaire d’un premier prix de piano au conservatoire de Paris. Elle est décédée il y a peu. Après sa carrière sportive, elle parcourut le monde en faisant des concerts classiques.

L’escrime reste une spécialité française. Le 200 mètres se gagne en 21 s 1.

Qu’importe l’image de pauvreté de ces jeux, la drapeau olympique a de nouveau flotté, la colombe a repris son vol et j’en suis sur, dans sa tombe, le Baron Pierre de Coubertin s’est enfin endormi, apaisé.

Rendez vous à Helsinki.

HELSINKI (19 juillet au 3 aout)

La flamme entre dans le stade. Un vieil homme se tient immobile, prêt à effectuer le dernier relais. Enorme cri de la foule. Le grand Nurmi. Personne ne l’a oublié, ici, en Finlande. D’un geste hésitant, il allume la grande vasque olympique. L’homme est ému, fier, humble.

Jamais il n’y eut autant de nations (69) et de sportifs (5867), il s’agit aussi du retour de l’URSS absent depuis 1912. Tout le monde est là, enfin. La grande fête peut commencer.

Un athlète de 2,04 mètres franchit…2,04 mètres en hauteur.

Sous les yeux de Nurmi, Zatopek triomphe dans le 10 000. A la surprise générale, le français Mimoun se classe deuxième. On commence à le prendre au sérieux.

Dans un 5000 d’anthologie, Emil Zatopek gagne tout en étant épuisé, devant Mimoun. Encore et encore. Le tchèque, s’ennuyant, décide de s’inscrire sur le marathon. Le champion finlandais reste toujours dans les tribunes. Telle une statue. Il assiste à une nouvelle victoire de la locomotive. Qu’il aurait aimé le rencontrer, ce Zatopek.

La France gagne au fleuret. Et Jean Boiteux gagne sur le 400 mètres natation. La « dream team » hongroise de football se ballade. Comment auraient ils pu perdre avec Puskas, Kocsis et autres ?

En boxe on découvre un jeu prometteur : floyd patterson. Enfin Pierre Jonquères d’Oriola triomphe en équitation.

Helsinki fut un grand succès et une référence dans tous les livres spécialisés.

Ce sera les derniers d’Edstroem, l’homme qui s’était battu pour que les jeux reprennent après la guerre. Il passe la main à Avery Brundage.

Allons sur un nouveau continent : direction Melbourne.

MELBOURNE 1956 (22 novembre au 8 décembre)

Enfin les jeux arrivent en Australie. Ce qui explique la date très tardive des épreuves.

C’est un jeune coureur inconnu, Ron Clarke, qui allumera la flamme olympique. Le stade se trouve rempli de plus de 100 000 spectateurs. Ici, c’est une gigantesque fête car on ressent une énorme fierté à organiser les fameux JO.

Depuis 7 ans que la ville prépare l’événement. Tout semble prêt. Et qu’importe les résultats, scores, l’important c’est d’être là, en Australie.

Dès le premier jour, un magnifique 10 000 remporté par Kuts fait vibrer les spectateurs, en extase. Ca commence bien. Ce dernier doublera sur 5000 aussi.

Christian D’oriola triomphe en Fleuret, discipline décidemment française.

En perche, un révérend gagne le concours en sautant 4, 56 m.

Et puis au disque, un inconnu Oerter l’emporte facilement. On reparlera de lui plus tard.

Au marathon, on retrouve Zatopek et Alain Mimoun. Ce dernier a 36 ans, c’est sa dernière chance de passer à la postérité. Dès le quinzième kilomètre, il démarre en ne voyant pas son illustre adversaire derrière lui, c’est maintenant ou jamais. Mimoun obtient une victoire méritée et pleine d’émotions. La locomotive terminera simplement à la sixième place, comme le commun des mortels. Ainsi se termine l’un des plus grands match de l’histoire de l’athlétisme qui aura duré 8 ans. De Londres à Melbourne, en passant par Helsinki.

Melbourne aura réussi ses jeux, aidé par une nouvelle invention importante : la télévision. Ainsi on pourra revoir dans cent ans, ce fabuleux marathon gagné par un petit français.

Il est temps de retourner en Europe. Rome.

ROME 1960 (25 aout au 11 septembre)

Pour beaucoup ce sont les jeux parfaits.

Pourtant rien n’était gagné d’avance. Car au départ, personne ne croyait les Italiens capable d’organiser des jeux olympiques. Ils se trompèrent.

85 nations participantes. La cérémonie d’ouverture se déroule dans un gigantesque stade. A la fin, les cloches retentissent dans un frisson collectif.

D’un point de vue sportif, la France se démarque par sa médiocrité. On dit même que De Gaulle à Paris, trouverait le temps long.

Hary, le favori gagne la course du cent mètres. Et puis, John Thomas, un jeune « con » nargue tout le monde, tout le village olympique. Il est imbattable dans le saut en hauteur. Il le sait. Alors personne ne l’aime car il en fait trop. Le gros problème est qu’il ne gagnera pas le concours et qu’on entendra plus jamais parlé de lui. Comme quoi, les étoiles filantes.

En foot, la Hongrie met 7 buts à la pauvre France. Un américain gagne en saut en longueur sous les yeux de Jesse Owens, un vieux monsieur.

Sinon, Lucio Berruti, italien, gagne le 200 m dans un stade de folie. Et puis un certains Cassius Clay fait ses premiers combats de boxe. On devrait entendre parler de lui à l’avenir.

Michel Jazy termine deuxième sur un 1500 m de haute tenue. Oerter se paye une seconde médaille d’or au lancer du disque.

Même s’il a manqué quelques stars, genre Zatopek ou Mimoun, ces jeux furent ceux du renouveau. Et finalement, ils furent bien intéressant.

Les italiens, sportivement et professionnellement, se sont très bien sortis de leur tache et bon nombre de journalistes sont repartis, épatés par l’organisation de cet événement.

Un grand voyage nous attend pour la prochaine édition : Tokyo

TOKYO 1964 (Du 10 au 24 octobre)

Enfin ils ont eu lieu ces jeux en Asie. Promis en 1940, ils ne purent se faire suite au conflit mondial. 24 ans après, c’est maintenant chose faite.

Organisé comme seuls les asiatiques savent le faire, ces jeux seront magnifiques, foi de Japonais.

Les XVème jeux olympiques seront mondiaux car pour la première fois, l’Afrique sera présente avec pas moins de 17 pays. Par contre pas de Chine.

Les sportifs se déplaceront en bicyclettes dans le gigantesque village olympique. On n’a rien oublié. Au total 94 nations pour 5541 sportifs.

Dans le stade, l’ambiance est simple, sans cri, pleine de respect. Cela surprend tous les européens. Arrive l’empereur Hiro Hito. Celui qui alluma la flamme, fut un inconnu qui naquit l’année de la bombe d’Hiroshima. Frissons.

Dawn fraser réussit l’exploit de gagner sa troisième médaille d’or en autant de jeux différents. Elle est la reine du 100 m natation. Sur cette victoire, elle se retire. La France, elle, découvre Kiki Caron, 16 ans. Elle obtiendra la médaille d’argent, pour un souffle, sur le 100m dos.

Et puis, l’instant, le choc, la star : Bob Hayes. Le champion du 100 m casse un mythe, descendre sous la barre des 10 secondes. Mais il ne sera pas homologué. Qu’importe, il va courir la finale et l’éclabousser de son talent. Sous les yeux d’Hary, et d’Owens. Il a gagné avec deux mètres d’avance. Du jamais vu depuis le champion noir.

Malheureusement, il n’aura pas d’autres médailles olympiques. En effet, ne gagnant que peu d’argent, il signa très vite pour un club de foot américain et gagna le superbowl. Jamais il ne revint sur un 100 m. Dommage, on aurait aimé savoir et connaître la suite, à Mexico ou autre. Il vient de mourir il y a 10 jours, dans une grande misère. Hayes fut un très grand, soyez en sur.

Sachez que le concours à la perche dura en tout 9 heures. Jazy échoue au 5000m. En vélo sur piste, Morelon et Trentin trustent tous les titres dans toutes les catégories.

Jonquères d’oriola prend l’or en équitation. Un sportif japonais se fait hara kiri car il n’est que deuxième dans sa compétition. Il a déshonoré son peuple. Oerter ajoute une troisième médaille d’or au disque.

Sans être géniaux, ces jeux furent pleins d’humilités et de respects. Injustement oubliés, ils auront eu le mérite de voir le grand Bob Hayes.

Direction Mexico et le plus grand exploit sportif du siècle.

MEXICO 1968 (du 12 ou 27 octobre)

Le Mexique vit une guerre intestine. Chez nous, Mai 68, ailleurs on assassine un autre Kennedy, Gagarine a la tête dans les nuages. Les noirs américains se révoltent.

Bref le climat mondial est assez tendu. De plus la ville de Mexico est mal choisie car très polluée et surtout immense plus de 8 millions d’habitants. La circulation est épouvantable.

Mais les jeux s’ouvrent. Le vieux Oerter gagne sa quatrième médaille au disque. Et ce, consécutivement. Incroyable performance. Il se présentera à la prochaine édition, mais ne terminera que second.

Et puis, un homme noir, prend son élan, au bout de piste, c’est le concours du saut en longueur. L’homme se nome Bob Beamon. Il va entrer dans l’histoire pour toujours. Sa course est parfaite, soudain il prend son appui, et s’envole pour ne jamais retomber ou plutôt si à 8 m 90. Le sportif sait qu’il est loin mais ne comprend pas le chiffre qui s’affiche devant ses yeux. La foule, elle, est incrédule, et pousse un « OHHHHHHHHH » d’admiration. Bob court dans tous les sens, c’est énorme. 55 centimètres de mieux que le record du monde. Surréaliste. Aux USA, l’exploit passera complètement inaperçu.

Autre fait marquant, moins joyeux. Smith domine le 200 m. Avec son compatriote américain, l’athlète noir, il boycottera l’hymne nationale sur le podium en brandissant un poing rageur, la tête basse et une paire de chaussures dans l’autre main. Parfum de scandale. Là-bas, aux USA, on ne leur pardonnera jamais ce geste. En fait, ils manifestaient pour la condition des noirs dans le monde.

Millésime exceptionnel puisque que quelques jours plus tard, c’est notre petite française, Colette Besson, la cendrillon que personne n’attendait, qui s’impose sur 400 m grâce à une formidable attaque à 150 m du but. Les journalistes sont fous de joies car cette performance était impossible à imaginer. Le pays se découvre une nouvelle star.

Trentin et Morelon se baladent toujours en vélo sur piste. Personne ne peut les inquiéter.

Enfin, un dénommé Fosbury révolutionne le saut en hauteur en sautant le dos à la barre. Plus rien ne sera pareil.

Voilà Mexico est terminé. S’il reste dans les mémoires c’est surtout pour l’exploit de Beamon, et du geste de Smith sur le podium. Pour notre part, la médaille d’or de Colette Besson. Inoubliable. De très bons jeux, forts en exploits.

Retour en Europe, et en Allemagne : Munich.

MUNICH 1972 (26 aout au 11 septembre)

L’Allemagne aura organisé deux jeux olympiques, ce sont les plus tristes et les plus tragiques.

Personne n’a oublié Berlin 1936 et son dictateur trônant à la tribune d’honneur.

Pour toute l’Allemagne, ces nouveaux jeux permettront de prouver que le peuple n’est pas l’image qu’elle a véhiculée au monde entier, il y a 36 ans. Aussi, toute la population veut aider et organiser les meilleurs olympiades possible.

Pour cet événement, on a crée le plus beau stade, le plus moderne, le plus grand. Ca sera une fête gigantesque, on nous le promet.

Mr Brundage tire sa révérence, voici lord Killanin.

La Rhodésie est exclue pour raison politique. Le climat n’est pas bon et ça se ressent.

Ici 130 pays sont présents. 8500 sportifs au total. Un record. La cérémonie est simple.

Mark Spitz fait son entrée. Le fabuleux nageur américain triomphera 7 fois et entrera dans l’histoire pour toujours.

Autre exploit, le sprinteur Valéri Borzov, un blanc, gagne le cent mètres. Ce n’est pas courant.

Les jeux sont une réussite. Les performances sont excellentes. Trentin gagne encore en vélo sur piste avant de tirer sa révérence avec un palmarès hallucinant.

Et puis 36 ans, la Finlande gagne une médaille d’or. Tout le monde semble s’amuser en Allemagne. Les organisateurs vont réussir leur pari.

Colette Besson est battu sur 400 m mais elle s’en fiche….elle est amoureuse.

Puis l’horreur. Le Mardi 5 septembre 1972, un commando de terroristes palestiniens prend en otage la délégation israélienne. Les télévisions sont là on ne parle plus que de cela. En direct, on suit le déroulement de la prise d’otage. On sait qu’il y a des victimes. Les heures passent. Puis soudain l’assaut. 9 otages trouveront la mort. Et d’autres seront blessés. La colombe pleure. On descend le drapeau olympique. Le stade servant à une cérémonie funèbre suivie par 80 000 personnes massées dans le stade.

17 personnes sont mortes : 11 israéliens, 5 palestiniens, 1 policier allemand.

Le spectacle continue. Guy drut termine deuxième du 11O m haies.

Et puis de façon scandaleuse, les russes battent les américains en Basket. On leur rajouta des secondes injustifiées. Vivement que ces jeux se terminent.

C’est terminé ! Passons vite à Montréal.

MONTREAL 1976 (17 juillet au 1èr aout)

Sûrement les jeux les plus chers et les moins rentables de l’histoire. Les organisateurs ont vu trop grand, beaucoup trop grand. Montant des dépenses totales : 7, 5 milliards de francs. De l’époque !

La ville est endettée jusqu’en 2004.

Car durant les constructions, il y eu des grèves, des accidents, si bien que l’on se demande s’ils seront prêt. Mexico se propose, au cas ou !

Les ouvriers travaillent jour et nuit. On triple leur paye pour ne plus avoir de contestation.

Ces jeux font déjà rire tout le monde. Certains pays refusent de venir car en guerre contre d’autres. La cata. Exit la Nouvelle Zélande, la Tanzanie. 27 pays au total.

Montréal reste surtout les jeux de Nadia Comaneci, la petite fée. Par sa grâce, la jeune roumaine a réussit la performance parfaite en gymnastique. Elle a éblouie le public. La presse s’est emparée de ce nouveau phénomène.

Morelon part avec une médaille d’argent, il a 32 ans. Quelle carrière extraordinaire !

Le champion du 100 m vient de …Trinidad et Tobago. L’homme s’appelle Crawford. Et puis, le champion américain, Edwin Moses truste les succès sur 400 m haies. Il semble imbattable.

Guy drut fait retentir la Marseillaise sur 110 m haies. Une place de mieux qu’il y a quatre ans. Il peut partir, il occupe la plus haute marche.

Olympiades mégalos, surestimées, les jeux de Montréal ne sont pas exceptionnels. Pour nous, tout juste garderons nous la performance de Drut et l’envol de la plume Comaneci.

C’est au tour de Moscou.

MOSCOU 1980 ( 19 juillet au 3 aout)

Suite à l’envahissement de l’Afghanistan par les russes, les américains réclament le boycott de ces jeux. Problèmes diplomatiques.

Seuls 80 pays seront représentés mais point d’USA et une cinquantaine de pays. Ces jeux s’annoncent « tronqués ». L’olympisme en prend un sacré coup.

Mais les épreuves doivent avoir lieu. C’est ainsi.

Lord Killanin, conscient d’un échec, donne sa démission. Il partira après ces jeux.

Naturellement, les russes vont tout gagner chez eux.

Nadia Comaneci, devenue une belle femme, gagne de nouveau. Moins facilement qu’à Montreal. Mais gagne. Malheureusement, elle tombera en équipe. La colombe terminera sa carrière ainsi.

Seul grand bonheur, un autre match entre Steve Ovett et Sébastian Coe. Comme jadis avec Zatopek et Mimoum. Ovett gagne le 800 m.

Daley Thompson fait découvrir le décathlon au monde entier. Il explose tous les records du monde. Décidément l’athlétisme anglaise s’avère très très forte cette année.

Ménea gagne le 200 m sans le moindre américain, il est vrai.

Et puis le public n’imagine pas la défaite russe en perche. C’est pourtant ce qu’il arrive avec la victoire d’un polonais Kozakiewicz. Sifflé, il se permet un grand bras d’honneur envers le public après son dernier essai victorieux.

Sur 1500 m la revanche du match. Cette fois, Coe l’emportera.

Pourtant devant tant de médailles russes, on ne peut que se poser des questions quant à certaines performances surréalistes. Mais les américains n’étant pas présent, c’est peut être logique ma foi.

Jean luc Rouget gagne en judo. Le gentil moustachu triomphe dans un combat de titan. Enfin, l’escrime nous rapporte quelques médailles.

Sans 60 pays c’est un peu plus facile quand même.

 

Moscou restera un souvenir froid ou chaque rue renfermait un soldat armé. Brejnev, le boycott de nombreux pays, les suspicions de dopages, etc…. Ce ne furent que des semblants de jeux olympiques.

Malheureusement, les suivant ne furent pas mieux lotis, car les russes ne se rendirent pas à Los Angelès.

LOS ANGELES 1984 (28 juillet au 12 aout)

Les jeux de la démesure. Pour la première fois, une chaîne, ABC, achète les droits d’exclusivité au prix fort : 225 millions de dollars. C’est énorme pour l’époque !

Et puis vus les coûts de construction, les organisateurs ont l’idée de faire sponsoriser une installation. Ainsi Mc Donald financera la piscine olympique. Pauvre Coubertin, bafoué, il doit se retourner dans sa tombe. Ici, les jeux « puent » le fric chaque moment, chaque seconde.

Pour une cérémonie qui restera dans les mémoires, on achète 300 pianos, 5 chorales pour jouer l’hymne composée par John Williams. Ronald Reegan, ancien acteur et président des USA, se délecte devant tous ces frasques, ces paillettes.

Ce furent mes tous premiers JO. Et je me souviens que je me levais très tôt pour ne rien rater. J’étais émerveillé par le spectacle, les lumières, tout semblait si parfait.

8000 athlètes sont présents au milieu du Coliseum, un gigantesque stade qui avait déjà servi pour les précédents jeux de L.A. Tout le monde semble ne pas savoir ou regarder tant le bruit, les animations sont nombreuses et se succèdent à un rythme d’enfer.

Bien entendu, L’URSS ne s’est pas déplacée. 16 autres pays non plus. L’histoire bégaye, et le sport ne ressort pas grandi cette fois encore. Juan Antonio Samaranch, un espagnol, est devenu le président du CIO.

Sportivement, un homme, une star. Il va éclabousser cet événement de sa seule présence : Carl Lewis.

Le grand coureur américain de couleur noir, veut faire aussi bien que son modèle, son idole : Jesse Owens. A savoir remporter 4 médailles d’or. Il s’est préparé de longs mois pour ça. Il se fit prêt pour l’exploit.

Il va tour à tour triompher sur 100m, 200m, longueur et relais 4 X 100 m. Pari gagné. Le peuple américain en fait un Dieu vivant.

Comme Nadia Comaneci fut élevée au rang de Déesse de la gym, une petite fée locale et quasiment inconnue, Mary Lou Retton, réalisa un concours parfait. Le public, toujours à l’affût d’une belle histoire, adoptera la petit bout de femme et la montrera partout comme une bête de cirque.

Pour ma part, ayant revu les images il y a peu, Retton n’aurait jamais dû revêtir la médaille d’or. Il est évident qu’elle a bénéficié de la clémence des juges.

Pour la petite histoire, on n’entendit plus jamais parler d’elle en gym. Elle fit quelques films, tout et n’importe quoi pour tel ou tel produit mais elle retourna vite dans l’oubli.

Une star chaque l’autre, c’est au tour du grand Edwin Moses, le Dieu du 400 m Haies. N’est il pas invaincu sur la distance depuis septembre 77. 7 ans de victoires, il se doit de triompher ici pour tirer sa révérence. Il a déjà vaincu à Montréal, aurait sûrement gagné à Moscou, et triomphera ici, sur ses terres.

Pour ceux qui veulent un jour se lancer dans cette discipline difficile, je ne peux que leur conseiller de visionner encore et encore les courses de Moses. Cet athlète courrait proprement dans un style bien préparé et sa dernière ligne droite s’avérait bien souvent décisive. Un très grand, un peu oublié.

En basket, la France de Dacoury, Sénégal, les frères Beugnot, Dubuisson, termine dans les profondeurs alors qu’elle venait avec des ambitions.

En perche, bonne surprise pour les bleus, Pierre Quinon gagne avec 5,75 m. En fait, la surprise vient du fait qu’on attendait un autre français, Thierry Vigneron. La star ne sera jamais champion olympique.

Et puis au décathlon, le dieu de l’olympe : Daley Thompson se ballade encore une fois. Plus personne n’a de mots pour définir ses performances.

Coe gagne encore sur 1500 m dans une course très tactique, il bat le grand Steve Cram et bien sur Steve Ovett, vieillissant.

Et puis Cocorico, l’équipe de France de Football d’Henri Michel monte sur la première marche du podium. Les stars se nomment Xuereb, Bijotat, Rohr, Lemoult, Ayache, Bibard, Zanon.

Comme toujours, le marathon clôt les jeux et Carlos Lopes, le vainqueur portugais restera le dernier médaillé.

Ainsi se terminent de très bons Jeux, car ils ont permis d’admirer de très bonnes performances et surtout de superbes champions.

Les regards se tournent maintenant vers l’Asie : Séoul.

SEOUL 1988 (17 septembre au 2 octobre)

Enfin, depuis 1976, tout le monde sera présent à ses jeux. Plus de boycott massif. L’olympisme a récupéré son droit, et surtout son rôle essentiel.

En concurrence avec Nagoya, la ville fut élue en 1981, avec 52 voix contre 27.

Les 24ème jeux olympiques peuvent commencer même si les relations entre les deux Corée ne sont pas du tout au beau fixe.

L’ambiance étrange est surréaliste avec tous ces militaires partout. Le pays paraît tout neuf, car propre, mais les gens sont tristes car on surveille tout ce qui se dit.

Ca promet. Pense t’on chez les athlètes français voire américains. Enfin, on est là, on verra bien.

30000 soldats, 100000 policiers pour 13000 sportifs et 9000 journalistes. Hallucinant.

On a vu grand. La cérémonie d’ouverture reste très traditionnelle, avec des milliers de tableaux différents, des tambours, des dragons.

Enfin, le dernier porteur de la flamme, un très vieux monsieur, Kee-Chung Sohn, champion du marathon en 1936. Grande émotion dans le stade.

Les toutes premières médailles sont russes.

En natation, Kristin Otto, une magnifique femme de RDA, gagne ses courses. On voit son magnifique visage et sourire partout. Elle va accumuler les médailles et sera la grande dame de ses jeux.

Image vue et revue, le grand plongeur Louganis heurte le sautoir de la tête en effectuant ses figures. Il s’en tirera avec 3 points de sutures et une énorme peur. Cela ne l’empêchera pas triompher au classement général quelques jours plus tard.

On découvre aussi un lutin turc. Du haut de son mètre 52, il soulève 190 kgs. Il battra six records du monde dans la même soirée.

Un nageur noir du Surinam gagne au nez et à la barbe des grands Biondi et Gross. C’est une première depuis l’histoire du pays et surtout jamais un homme de couleur n’avait triomphé en natation. C’est maintenant chose faite.

La très jeune Evans pulvérise le record du monde sur 400 m nage libre.

Jean François Lamour s’impose au sabre individuel. Il est actuellement notre ministre des sports.

Enfin, le choc de titan sur le 100 m : Le champion Carl Lewis remet son titre en jeu contre un monstre Canadien Ben Johson. Ce dernier est impressionnant avec sa masse de muscles. On le désigne comme favori car Lewis a pris 4 ans.

Johnson gagne haut la main et s’offre le record du monde avec un temps de 9’79. Le roi Lewis reste incrédule. Il a terminé à 1 m 50, impensable dans un cent mètres. On s’interroge sur la validité de cette performance. La suite leur donner raison.

La nouvelle a fait le tour du monde comme une traînée de poudre : Johnson a été déclaré positif. On attend la contre-expertise. Positif. Johnson se voit convoquer devant la commission olympique. On le radie et le destitue de son record. Son dauphin Lewis devient champion olympique. Coup de tonnerre.

Humble, le champion américain ne rajoutera pas d’huile sur le feu. Encore une médaille pour lui. Puis une autre en longueur. Là aussi il s’agit de la deuxième consécutive. Lewis est énorme.

Ironie du sort, Florence Griffith Joyner, athlète moyenne il y a encore 2 ans, domine la spécialité du cent mètres femme. Là, elle avait annoncé qu’elle battrait le fabuleux record du monde. Ce qu’elle fit ! Mais que dire de sa prestation ?

Longtemps on a parlé de cette course surréaliste : FGJ gagne avec 3 m d’avance dans un temps hallucinant de 10’54. Le grande et belle Evelyn Ashford termine deuxième, loin en 10’83. Tout le monde s’interroge mais rien ne sera trouvé. Contrôle négatif. N’empêche, les journalistes, les spécialistes ne sont pas dupes : aucune femme ne peut réaliser ce genre de performance. Personne.

Fait troublant, FGJ mourra dans d’atroces souffrances il y a 2 ans, elle n’avait pas quarante ans. Y’a-t-il une cause à effet ? Jamais nous ne saurons, même si son décès nous a sûrement donné un indice.

Sur la piste, les Kenyans raflent toutes les médailles sur longues distances. La belle Steffi Graf gagne une médaille d’or méritée en tennis.

Le tsar Serguei BUBKA, l’un des très grands athlètes du siècle, remporte enfin une médaille méritée à la perche. Il est regrettable que ce ne soit que la seule qu’il obtiendra. Son palmarès hallucinant méritait sûrement un peu mieux.

Enfin Pierre Durand sur son cheval Jappeloup remporte une superbe médaille pleine de bonheur. Le couple deviendra très célèbre dans les jours qui suivirent.

L’URSS trône à la première place des trophées : 55 en or. Les USA seulement 36. La France est neuvième avec 6 titres et 16 médailles.

Ce ne sont pas de grands jeux. L’ombre du dopage a plané tout au long des jeux. L’ambiance fut très glaciale.

Samaranch ne cache pas sa joie, les prochains JO auront lieu chez lui, à Barcelone.

BARCELONE 1992 (25 juillet au 9 aout 1992)

Longtemps le suspens fut insoutenable : Paris ou Barcelone ?

Alors eut lieu un arrangement officieux : La France organisera les JO d’hiver à Albertville, elle laisse ainsi la place à Barcelone pour ceux d’été. Aucun pays n’ayant le droit de jouer sur les deux tableaux la même année. Tant bien que mal, on s’incline. Chirac, le maire de Paris, accepte même s’il a mal. Samaranch a le sourire. Il a tout organisé, habilement.

Officieusement, on apprend le résultat des votes : Barcelone l’emporte. C’est un peu une surprise pour nous tous. Nous aussi nous nous inclinons devant le fait accompli. On apprendra comment elle fut gagnée, quelques années plus tard. Enfin, les jeux d’Albertville furent magiques, magnifiques, extraordinaires. Donc, l’un dans l’autre…

Sous les yeux du roi Juan Carlos, 158 équipes et 8465 sportifs défilent pendant une heure et demie. Il me semble que c’est San Epifagnio le grand basketteur qui alluma la flamme. J’ai un doute.

Les épreuves commencent. Mais déjà tout le monde cherche à se masser dans la trop petite salle de basket. En effet, l’équipe Américaine se compose de Magic Johnson, Michael Jordan, Larry Bird, et toutes les stars de la NBA. C’est un régal de les voir s’amuser comme des gamins. Ils n’ont rien à prouver et sont certains de leur succès. La terre entière ne parle que la « dream team », ce sont eux les vedettes de Barcelone.

Petits grincements dans la piscine olympique, une chinoise inconnue gagne et bat le record du monde. On s’interroge encore !

Mornes jeux pour les américains ou chacun tour après tour boivent la tasse. Il est temps de trouver du sang neuf. Matt Biondi, le très grand champion n’est plus qu’une ombre et encore…

L’avenir se nomme Popov, un russe épatant qui nage dans un style qui impressionne tout le monde.

Et puis la Chine, la Corée cumulent les médailles. Etrange, très étrange.

Sous les yeux de D’Oriola, Philippe Omnès triomphe en escrime.

Au cent mètres, un revenant : le banni Ben Johnson. Il sera éliminé sans gloire dans les demies finales. Grandeurs et décadences.

Christie l’emporte en 9’96. Pourtant il ne règne pas sur la spécialité et donc, on reste un peu sur notre faim.

Chez les femmes, une petite bonne femme, Gail Devers, soignée pour un cancer, gagne en 10’82. On s’interroge encore ! Son entraîneur étant le même que Florence Griffith.

En judo, la France est impériale et triomphe 7 fois. Le grand sauteur Cubain gagne à la hauteur. Conley est premier enfin au triple saut.

Sébastien Flute monte sur la première marche du tir à l’arc. C’est un garçon calme de seulement 20 ans, l’avenir lui appartient.

Et puis le chef d’œuvre de Marie José Pérec : dans le même couloir que Colette Besson, elle se permet de vaincre devant le gradin de la spécialité. La jeune française deviendra la fiancée de tout un pays.

Ce Jeudi 6 aout 1992, dans un concours d’anthologie, le vieux Carl Lewis remporte au dernier essai une nouvelle médaille au nez de son compatriote Mike Powell.

Quelques heures plus tard, le vieux record de MOses tombe enfin, le coupable a pour nom Kevin Young. Les temps changent.

Dans la même journée, Devers va de nouveau gagner sur 1OO m haies, mais elle chute à la dernière haie, et c’est une inconnue grecque Voula Patoulidou qui prendra la médaille. Le hold up du siècle. Bien entendu, elle ne gagna plus jamais rien d’important.

Mike Marsh se relâche dans le 200 m. A tort. Il aurait battu le record du monde. Il se mord les doigts car il a compris sa bévue.

La magnifique Heike Dreschler règne sur la longeur. Sensation, l’algérienne Boulmerka s’envole sur 1500 m. Cette victoire reste très très forte en symbole. On a tous eu les larmes aux yeux lors de sa victoire.

Enfin, le grand moment qui a fait le tour du monde : à la fin du 10000 m, une blanche et une noir s’étreignent longuement. Elles réunissent leurs deux drapeaux. On a la gorge serrée.

Enfin un Dieu nous fait ses adieux en fanfare : Lewis, le grand Carl Lewis gagne le relais 4 X 100. Ainsi que la vieille Evelyn Ashford, championne de la même épreuve chez les femmes. 16 ans après sa première sélection, à Montréal.

La dream team s’est baladé, Magic, séropositif, nous a donné une grande leçon de vie. La star Jordan a joué le jeu et paraît vraiment fier de recevoir sa médaille. Jamais une équipe n’a été aussi forte. Quelque soit le sport.

Il est maintenant temps de refermer les portes sur ces grands jeux.

Barcelone aura été une compétition très forte en symboles et en émotions, Samaranch peut être fier de ses jeux.

Retour encore une fois aux Etats-Unis : ATLANTA.

ATLANTA 1996 (19 juillet au 4 aout)

Pour tout le monde, ces jeux revenaient de droits à Athènes, cent ans après les premiers en 1896.

Pourtant qu’elle ne fut pas notre surprise, notre colère, en apprenant qu’ils se dérouleraient encore une fois aux Etats-Unis, à Atlanta, la ville de Coca Cola. La honte, j’ai mal à mon Coubertin.

La célèbre boisson gazeuse aurait usé de sa notoriété afin d’organiser des jeux à son image. On dit qu’ils auraient graissé la patte à pas mal de gens. Qu’importe, ces jeux furent les plus mal organisé de l’histoire car encore une fois les américains ont regardé le monde de haut, et se sont plantés tout seul.

Los Angelès nous avaient vraiment impressionné et on ne comprend pas que des jeux reviennent déjà dans le pays seulement 12 après. C’est incompréhensible ! Les journalistes se déchaînent car pour le symbole, chacun voulait Athènes.

Atlanta devra réussir des jeux parfaits sinon, personne ne les ratera, c’est certain !

Mais le climat s’avère tendu. Une bombe explose en pleine ville le 27 juillet. Il y a des morts. Faut-il organiser les jeux, néanmoins ? Le président du comité d’organisation, se veut rassurant « nos jeux seront l’endroit le plus surs de la planète » Quelle bêtise ! Quelle autosatisfaction, quelle suffisance !

Sur place, il est impossible de passer à côté de l’événement. On ne parle tout le temps, partout, trop. On annonce que les américains rafleront toutes les médailles. Toutes. En fait, ils furent loin du compte. Vanité !

NBC achète les droits des JO jusqu’en 2008 pour la somme astronomique de 3 600 000 000 dollars !!! No comment !

Les JO n’ont plus rien d’amateurs. Coubertin n’aurait pas aimé ces jeux. Samaranch, lui, a vendu son âme au diable.

Les jeux commencent par un exploit hors norme, les mots ne peuvent traduire, exprimer la performance de Michael Johnson, « la statue de waco » sur 200 m. Faire passer le record de 19’72 à 19’32 semble surréaliste. Plus jamais on ne devrait courir cette distance, ce record est imbattable…enfin, par un humain !!!!

Mon frère et moi restions sans voix devant les 4 chiffres en gros plan. MJ était un sacré sportif depuis quelques année, je ne conçois, mais un homme normal ne peut pas courir aussi vite. Comme beaucoup, je ne crois pas à ce record. Biologiquement, il fut aidé, c’est obligé. Et pourtant, j’admirais MJ.

Quelques instants après, notre gazelle nationale se prépare pour la garde de son titre sur 400 m. Elle gagne sans opposition. Les drapeaux tricolores s’agitent dans le stade. L’instant est historique.

Marie Jo ajoutera une autre médaille d’or en allant battre les championnes du 200 m. Trois médailles d’or pour une seule athlète française, c’est du jamais vu. Le peuple attend sa gazelle pour la célébrer comme il se doit.

Bailey devient le nouveau roi du 100 m en 9,84 soit le nouveau record du monde. Il fait l’unanimité car humble et grand champion.

Morceli offre une nouvelle médaille d’or à l’Algérie. Historique !

Haike Gebrselassie truste les médailles sur longue distance. Il sera intouchable pendant 4-5 ans.

Le beau Jean Galfione, succède à Quinon douze après, au concours à la perche. Ces jeux démarrent vraiment bien pour notre Pays.

Et puis un revenant : Carl Lewis est bien là. Finalement il veut triompher une quatrième fois de suite en longueur. 8,50 m lui suffiront. Comme Oerter au disque, quatre titre en quatre jeux. Comme l’avironneur Redgrave, quatre aussi.

Popov se paye deux médailles d’or. Le nageur impressionne toujours autant.

Et enfin, « mamie » Longo, à 38 ans, gagne sa première medaille d’or. Imité car Florian Rousseau et chez les filles, Félicia Ballanger. Le vélo sur piste ou sur route est au sommet de son art dans notre pays.

En haltérophilie, le lutin turc gagne un troisième titre consécutif.

La « dream team 2 » n’est pas la « dream team », elle gagne mais ne fait rêver personne. Pippen, O’Neal n’y peuvent rien, on leur préfère Magic et Air.

André Agassi gagne sur ses terres, très ému. Lindsey Davenport, aussi.

Et puis tous ces nouveaux sports typiquement américains (soft ball, base ball, etc…) honteusement ajoutés alors que d’autres sports n’y sont toujours pas.

Et enfin, le dopage ! Beaucoup de suspicion du côté de la piscine (Michelle Smith, l’irlandaise inconnue qui gagna deux fois !) ; des altères, de la piste.

En d’autres termes, on n’aima pas ces jeux car trop chauvins et peut être trop tôt « encore américains » et puis de toutes façons, on voulait Athènes !!!!!

On apprit que les suivants se dérouleraient à Sydney, on respira un grand coup, nous nous apprêtions à repartir déjà aux états unis !

Voici la fin de mon résumé des jeux olympiques de 1896 à 1996.

Il m’a fallu procéder à d’énormes coupes car cet avis en sa totalité se trouve trois fois plus long. Il manque donc, beaucoup de noms, d’exploits, que j’essayerais d’ajouter lors de prochaines mise à jour.

Enfin pour les puristes, voici pour moi le classement des 5 meilleurs JO ainsi qu’en dessous des 5 meilleurs sportifs de ce siècle olympique.


LES MEILLEURS JO :

1er ROME
2ème HELSINKI
3ème LONDRES 1908
4ème MELBOURNE
5ème STOCKHOLM

LES MEILLEURS SPORTIFS

1er NURMI
2ème OWENS
3ème ZATOPEK
4ème Carl LEWIS
5ème HAYES / MIMOUN/ Daley THOMPSON

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